Fondation d'entreprise
 
 
Charlotte de Saintignon
Transmission 
26 oct 2026

Préparer une nouvelle étape pour l’entreprise

Reprendre une entreprise, c’est prolonger une activité, préserver des savoir-faire et ouvrir de nouvelles perspectives. BPCE L’Observatoire décrypte les leviers pour réussir ce passage de relais. 
370 000 TPE, PME et ETI seraient potentiellement transmissibles d’ici à 2030, selon les données de Bpifrance reprises par BPCE L’Observatoire. Elles représentent environ trois millions d’emplois. Au-delà de l’emploi, ces transmissions contribuent à préserver les savoir-faire et la vitalité des territoires, avec des enjeux de souveraineté et de compétitivité. La reprise dispose aussi d’atouts : une étude de la DGE publiée en juin 2025 montre que les entreprises reprises présentent une meilleure pérennité à trois ans, ainsi qu’un chiffre d’affaires et une productivité par personne plus élevés que les entreprises créées ex nihilo.

Une dynamique de transmission portée par les PME et ETI

Selon les estimations de BPCE, les PME et ETI enregistrent 5 830 cessions-transmissions en 2025, soit une progression de 31 % par rapport à 2019. Le commerce, l’hôtellerie-restauration et l’industrie figurent parmi les secteurs où ces opérations sont bien orientées. La dynamique reste plus mesurée pour les petites structures : les cessions de TPE employant de un à neuf salariés sont quasi stables sur les treize dernières années, tandis que celles des entreprises sans salarié reculent. Au total, BPCE estime à 36 500 le nombre de cessions-transmissions en 2025 et prévoit environ 37 300 opérations en 2026. Le potentiel, estimé à 74 000 entreprises à transmettre chaque année, reste encore à concrétiser, alors que 27,6 % des dirigeants de PME-ETI avaient 60 ans ou plus en 2025, contre 17,4 % en 2010.

Anticiper pour faciliter le relais

« Une cession se prépare au moins deux ans, voire trois ans avant la transaction finale », rappelle Julien Laugier, économiste au sein de la direction Études et Prospective du Groupe BPCE. Ce délai permet de travailler sur la dépendance de l’activité au cédant ou à un collaborateur clé, la valorisation et les conditions de financement du repreneur. Pour un fondateur, il s’agit également de se préparer à laisser la place. Le passage de relais ouvre aussi des perspectives de développement. BPCE identifie la reprise comme une occasion de faire évoluer les modèles d’affaires, avec de nouveaux investissements et des projets d’innovation.
 
 
Journaliste depuis 20 ans, Charlotte est spécialisée dans les problématiques de l'entrepreneuriat des TPE/PME de l'artisanat de la franchise et des start-ups. Elle a été auparavant rédactrice en chef d'un magazine professionnel à destination des chefs d’entreprise. Elle travaille aujourd’hui pour plusieurs médias et est membre du bureau de l'Association des journalistes PME (Ajpme).

Charlotte anime depuis 2026 la nouvelle rubrique de la Fondation MMA : « La minute entrepreneuriale ».
 

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