Un enjeu mesurable pour les entreprises
Le 15e baromètre Empreinte Humaine-Ipsos révèle que près de 1 salarié sur 2 est en détresse psychologique. Au sein des entreprises dans lesquelles le « climat de sécurité psychologique » est élevé, ce taux tombe à 5 %, le risque de burn-out est divisé par 3 et les arrêts maladie pour raison psychologique par 2.Par ailleurs, selon le baromètre Qualisocial-Ipsos 2025, un gain de 10 points sur la qualité de vie au travail se traduit par une baisse de l'absentéisme de 1,2 point, une réduction du turn-over de 3,4 % et une hausse de la productivité de 1,4 %.
Comment mettre en place un « climat de sécurité psychologique » dans son entreprise ?
- Montrer un réel engagement sur les risques psychosociaux. La mise en place d’un dispositif d’accompagnement personnalisé constitue un levier concret. Selon le baromètre Empreinte Humaine, son existence améliore de 7 points le climat de sécurité psychologique. Seul 1/3 des salariés en bénéficie actuellement dans les TPE et PME.
- Donner la priorité à la santé mentale par rapport à la productivité stricte. Cela peut passer par l’encouragement d’un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, la reconnaissance ou encore la régulation de la charge de travail.
- Encourager une communication régulière sur ces sujets. L’objectif est de permettre aux collaborateurs d’exprimer leurs vulnérabilités, difficultés et émotions, sans craindre d’être jugés ou blâmés. Un management basé sur la confiance et le dialogue permet de travailler de manière sereine et productive, en favorisant l’autonomie, l’écoute et la reconnaissance des membres de l’équipe.
- Favoriser la consultation des salariés. Impliquer les collaborateurs via des ateliers, des groupes de travail ou des enquêtes internes permet de savoir concrètement ce qui va ou ne va pas.