Leur chiffre d'affaires moyen reste pourtant 2,4 fois inférieur à celui des entreprises dirigées par des hommes. Or, si elles atteignaient simplement la moyenne de leur catégorie, l'économie française gagnerait 221 Md€ de chiffre d’affaires supplémentaire chaque année.
Une performance intrinsèque solide
Les entreprises dirigées par des femmes affichent des marges et une rentabilité égales ou supérieure à celles dirigées par des hommes. Le problème n'est donc pas la compétence.Les indépendantes illustrent parfaitement ce décalage. Elles constituent 42 % des travailleurs indépendants mais pèsent seulement un tiers du chiffre d'affaires total de cette catégorie. Selon les activités exercées, l'écart de revenus avec leurs homologues masculins peut atteindre 30 %.
Le financement, vrai verrou de la croissance
Les TPE dirigées par des femmes lèvent 25 % de crédits en moins que celles dirigées par des hommes. Dans le capital-risque, l'écart se creuse encore : les équipes 100 % féminines représentent seulement 1% des fonds levés, avec un ticket moyen inférieur de 77 %.
Ce retard initial pénalise durablement la trajectoire de croissance et limite le passage à l'échelle des entreprises féminines.
Une sous-présence dans les secteurs à forte valeur
Par ailleurs, les entreprises féminines restent sous-représentées dans le numérique, l'ingénierie et la finance. Cette répartition sectorielle limite mécaniquement leur potentiel de croissance.À cela s'ajoute la complexité administrative, qui pèse particulièrement sur les dirigeantes de très petites structures.
Faire grandir l’entrepreneuriat féminin
Face à ces constats, la CPME propose 4 leviers d’actions : instaurer plus de transparence sur la performance économique des entreprises dirigées par des femmes, créer des dispositifs de financement orientés vers le passage PME-ETI, intégrer l'intelligence artificielle dans les dispositifs d'accompagnement et créer un statut spécifique dans les dispositifs publics de garde d'enfants.Consultez l’Observatoire 2026 « L’influence économique des entreprises dirigées par des femmes en France ».